Tales of a Global Pilgrim Stars Stars

Je m'appelle Ben Viatte et tout comme toi, je ne sais pas trop comment je suis arrivé là.

Ma quête a débuté il y a 12 ans, quand j'ai fermé les yeux pour la première fois: j'ai vu que j'étais libre. Alors je me mis à rôder le monde pour découvrir une autre manière de penser. Mon pèlerinage actuel me mène à pied de l'Europe à travers l'asie du nord, et finira en Inde.

Ce blog décrit ma recherche de la vérité: mon pèlerinage du monde qui a commencé à 18 ans et les riches leçons qu'il m'a transmis.
Dharamshala, Inde. Décembre 2023.

Pèlerinage pour Bodhgaya

Je suis sur le point de commencer un voyage unique dans mon parcours. Sur le plan extérieur - le monde de la matière - il s'agira d'une marche de 1700 kilomètres à travers l'Inde jusqu'à Bodhgaya, le lieu où le Bouddha a atteint l'éveil il y a 2500 ans. Ce n'est pas grand-chose, vous diriez, mais le pèlerinage se fera sans argent, sans téléphone et sans autre hébergement que quelques couvertures pour dormir à la belle étoile. On les appelle Aranyavasi, les moines de la forêt, qui vivent parmi les arbres et se nourrissent de la symphonie mélodieuse des oiseaux exotiques, des singes et des moustiques. Ils ne font qu'un avec la nature et avec les pratiques intérieures de la conscience, de la méditation et de la paix.

Ce qui nous amène au deuxième aspect de mon voyage - le monde de l'esprit. Je vais rassembler tout mon être pour suivre la pratique jour et nuit. Non pas par foi ou religion, mais par pure recherche scientifique pour voir où cela me mènera de me dédier à la conscience et à l'amour, les deux piliers de l'enseignement du Bouddha.

Pourquoi ces deux-là, et quel est le rapport entre la conscience et l'amour? Prendre conscience conduit à la sagesse de voir qu'on n'est pas seul - tant d'êtres, innombrables, partagent le même désir d'être heureux et d'être libres de souffrance. En contemplant plus loin, on se rend compte qu'il n'y a pas d'ego, pas de je, de tu et de ils. On ne fait qu'un avec ces êtres et on partage tous les mêmes désirs et les mêmes besoins. Cette vérité conduit à un amour infini: on souhaite notre propre bonheur tout autant que l'on souhaite le bonheur de tous. Hourra!

Je ne prétends pas y être parvenu, mais l'idée me plaît.

Je serai donc avec vous tous, mais pas avec mon téléphone, et c'est ma dernière présence en ligne en 3 mois. Pardonnez-moi à l'avance! En attendant, je vous souhaite un joyeux Noël plein de gratitude, de gâteaux et d'amour, ainsi qu'un nouveau début empreint de conscience.

Dialogue sur la méditation avec un moine bouddhiste

J'étais bénévole dans un centre de retraite de méditation Vipassana quand j'ai eu l'honneur de rencontrer Dr. Bhadanta SR Indavansa Mahathero, un moine bouddhiste Theravada qui se consacre à aider le monde en partageant le Dharma.

Dharma? On voit ce mot partout dans les enseignements indiens. De quoi on parle? Dharma signifie simplement la voie de la paix, la voie du vrai bonheur, libre de toute forme de souffrance et de stress. Le dharma n'appartient pas à une secte, une tradition, un pays ou une religion. Toute voie qui mène à la vraie paix intérieure, à se libérer de notre négativité, s'appelle dharma.

Le Bouddha a consacré sa vie à l'enseignement du Dharma pour aider le plus de monde possible à trouver le vrai bonheur, parfois appelé Nirvana ou éveil. Beaucoup d'autres ont également enseigné le Dharma, comme Patanjali dans la tradition yogique, ou Lao Zi dans la tradition chinoise. Lao Zi l'appelait Tao, le mot chinois pour Dharma, qui signifie simplement la voie.

Je vous souhaite paix et bonheur, je vous souhaite une vie motivée par l'amour et la conscience. Om.

Dharamshala, Inde. Septembre 2022

L'amour sans fin du Dalaï Lama

Je rêvais de le rencontrer depuis si longtemps... 6 ans à vrai dire, là où j'ai commencé la marche vers l'Inde. Vous vous souvenez que la destination finale du pèlerinage, depuis le tout début, était Dharamshala ?

Ce petit village de l'Himalaya indien est la résidence de Sa Sainteté le 14eme Dalaï Lama, et j'aurais adoré frapper tout de suite à sa porte pour lui dire salut, après cette marche si longue! Mais il se trouve qu'on était en plein Covid, et cette porte d'entrée était hors d'accès même dans mes rêves. J'ai décidé d'être patient et de m'installer dans ce charmant village tibétain de moines, de singes, de paix et de Dharma.

Au bout de deux ans l'occasion s'est enfin présentée: peut-être que la loi Covid s'était suffisamment assouplie pour tenter ma chance. J'ai donc passé trois jours à écrire la lettre la plus élégante de ma vie, qui incluait une carte dessinée à la main de mon voyage à pied, des photos, de la calligraphie tibétaine et une courte biographie de mon pèlerinage. On pourrait appeler ça une lettre d'amour. J'aime le Dalaï Lama autant que j'aime le monde: il est un modèle universel de paix, rayonnant de lumière et de sagesse dans toutes directions, et même après avoir grandi dans des conditions si difficiles qu'on peut à peine l'imaginer - un pays déchiré par l'invasion et le génocide - il reste fidèle à ses valeurs: de son cœur sans limites, il aime tous les êtres du monde, sans exceptions.

Sa Sainteté et ses assistants ont beaucoup aimé la lettre, à tel point qu'ils m'ont donné un rendez-vous une semaine plus tard - exactement la date à laquelle maman et Yehudith arrivaient à Dharamshala depuis la Suisse. C'est ainsi que... on s'est tous retrouvés face à face avec lui. Même front à front, sa façon affectueuse de nous embrasser. Ses paroles étaient directes, douces, aimantes, claires... et si humbles. L'une des personnes les plus estimées au monde avec l'une des âmes les plus humbles. Si humble qu'il a porté ma propre main à son front et a commencé par dire "Merci. Merci..."

Je n'arrivais pas à croire qu'il me remerciait. C'était à moi de le remercier! Mais on sentait qu'il était vraiment touché par mon histoire... Il a poursuivi en disant "Toi, moi, pas de différence. Nous sommes humains. Il faut le dire à toute l'humanité... Continue à faire ce que tu fais... et l'environnement. 7 milliards... vous êtes un..."

Une minute s'est écoulée, en émerveillement, en paix... et il a terminé par " ...et la paix. La paix intérieure."

Tout ça était beau. Tellement beau... mais les mots ont bien peu de signification comparés à la profondeur de sa présence, qui imprégnait nos êtres de joie, d'espoir et d'amour. Ce n'était pas un échange verbal mais une bénédiction de l'au-delà... On dit que les 14 Dalaï Lamas étaient des réincarnations consécutives d'Avalokiteshvara, le Bouddha de la compassion, qui aurait pu choisir de rester dans les demeures célestes, de chiller à l'infini dans la joie du Nirvana, mais qui décide au contraire de revenir sur cette terre en tant qu'être humain, encore et encore, afin d'aider tous les êtres à trouver leur propre chemin vers cette fête céleste.

Il a ensuite béni ma mère, connectant avec elle, puis avec Yehudith, et nous a finalement offert une statue en laiton de Tara, la Bouddha féminine de la compassion.

On était sous choc, en pleine admiration... Tout mon être fondait au sol, et cette évènement marquait la fin d'un chapitre de 6 ans de ma vie: c'était là, c'était le point d'achèvement, c'était la vraie arrivée, à la vraie destination... La bénédiction de Sa Sainteté le 14ème Dalai Lama.

Alors... qu'est-ce qui fait le bonheur?

Un subtil équilibre entre confort matériel, santé physique, stabilité financière, sécurité politique, vie familiale et activité professionelle, tous soigneusement égalisés sur la table de mixage de Dieu?

Une question simple mais universelle à laquelle Yi et moi avons naïvement tenté de répondre en quittant nos maisons dans l'Himalaya indien avec exactement... aucunes de ces choses. Ni argent, ni carte bancaire, pas de téléphone et pas grand-chose en fait, si ce n'est une bâche pour dormir, des robes orange et la détermination tenace de nous rendre entièrement à pied au plus grand rassemblement hindou du monde, à 500 km de là. Appelé Kumbha Mela, il est connu pour réunir les Babas les plus vénérés et les Sadhus les plus fous du monde, qui adoptent simplicité et nomadisme depuis la nuit des temps.

Si vous aimez l'histoire, je suis hyper heureux d'annoncer que j'ai écrit un livre que vous pouvez trouver ici sur Amazon. C'est un rendu quotidien du journal que j'ai porté avec moi tout au long, y consacrant une heure chaque soir pour m'assurer que je gardais chaque détail: l'expérience a été si précieuse que je me dois de la partager avec vous.

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Haridwar, Inde. Avril 2021

Kumbha Mela à pied

Cher toi, cher moi, cher nous, Ommmm. Nous sommes un.

Peut-être que je paraîs distant. Peut-être que je prend des mois à répondre à vos messages. Vous tous, amis bien-aimés, qui faites l'essence de la vie ... En fait, je ne suis pas si loin: nous sommes un. Et en plus d'être un, je suis de nouveau en ligne, après deux mois sans téléphone, sans internet, mais en connexion yogique. De retour de la Kumbha Mela, ce divin rassemblement hindou qu'on ne peut pas décrire par des mots.

L'aller-retour a pris 1000 km à pied. C'est pas tant que ça ... Mais le quoi est moins important que le comment qui a changé nos vies. On n'avait jamais encore passé beaucoup de temps sans argent... On n'avait jamais abandonné le comfort laïque pour se vêtir d'orange et mener la vie d'un moine. Car après tout, Yi et moi sommes devenus moines errants. Et le fait que ce soit temporaire plutôt qu'un engagement à vie n'a pas du tout appauvri l'expérience: en fait, ça l'a enrichi des deux côtés. La spiritualité ne peut être séparée du monde matériel - ce sont tous les deux des expressions de la vérité.

Penser qu'ils soient séparés, c'est comme penser qu'on doit être ermite dans une grotte pour trouver le bonheur ou la vérité. La vérité est partout, l'amour est partout, dans chaque activités, chaque style de vie, chaque roupie, chaque sourire, chaque étape de chaque chemin, dans chaque souffle. Alors n'oublions pas de respirer. S'asseoir, respirer et sentir le souffle. Il est notre guide, toujours avec nous.

Chaque invitation était née d'amour, chaque rencontre le long de notre route. Tout nous a été offert. Nourriture, logement, vêtements, argent, conseils spirituels, compagnie bienveillante, tant de chaïs qu'on ne peut plus les compter, tant de nuits dans les temples, dans les tentes de Baba ascétiques, dans des maisons familiales où on est devenu leurs enfants, sur les roches lisses d'une rivière ou le tapis de feuille d'une jungle au paradis, dans le berceau de la Terre Mère.

On est partis sans rien et on est revenu avec tout.

À tous ceux qui nous lisent: Yi et moi voudrons exprimer nos plus sincères remerciements. On vous le doit, on le doit au monde. Vous êtes la source de notre bonheur. Merci.

Dharamshala, Inde. Février 2021

Nos premiers pas d'ascètes

Après 6 mois de vie sédentaire dans la ville de Dharamshala, au nord de l'Inde, je reprends enfin la route. Ou, pour être exact, on reprend la route les deux, et d'une manière assez différente de mes expériences jusqu'à présent.

Haridwar se trouve seulement à 500 km, le lieu de la Kumbha Mela. Le plus grand rassemblement Hindou du monde... parfois dit le plus grand rassemblement humain tout court. Un sacré événement... On sait déjà que la destination sera mémorable. Mais le voyage lui-même, peut-être plus encore: on part de la maison sans un sou, sans aucun type de carte bancaire, sans téléphone, et sans rien de plus que ce qui tient dans nos sacoches - cartes en papier, bouteilles d'eau, une couverture ou deux, un tapis de sol, un récipient à aumônes...

Partir sans argent, c'est vivre purement de ce qui nous est donné. On peut appeler ça foi aveugle dans le karma, ou confiance dans l'univers... et je crois qu'on obtiendra ce qu'on mérite. Si on a faim, c'est qu'on mérite d'avoir faim. Si on se fait arrosé d'offrandes, c'est qu'on mérite une douche d'offrandes. pient à aumônes...

Yi et moi, deux ascètes errants momentanés, ou Sadhus comme on les appelle en Inde, testant un mode de vie où au lieu de gain matériel, chaque respiration, chaque pas est dédié à la conscience. Simple conscience du moment présent.

Alors si tu lis ce message, tout d'abord merci, et deuxièmement, je t'invite à prendre un instant pour détendre tes épaules, aligner ta colonne vertébrale, relâcher ton regard et sentir ton souffle ... Observe ça, et vois combien de temps ça dur.

Dharamshala, Inde. Octobre 2020

Havre tibétain

Nuages ​​de rosée céleste! Larmes de bonheur! Seaux de fortune! Charrettes de bonté divine! Sacs de piété! Arbres débordants de joyeux singes remplissent mon cœur épanoui! Et ces pauvres métaphores remplissent ma tentative d'introduction, mais aucune langue n'a la moindre chance de décrire la fortune qui m'est accordée par le monde.

J'ai atteint le but. Dharamshala, ou plus précisément Mcleod Ganj, demeure de Sa Sainteté le 14e Dalaï Lama et du gouvernement tibétain en exil. D'innombrables monastères de moines et de nonnes auxquels l'Inde a gracieusement donnée une nouvelle patrie après la destruction de leur peuple par le régime Chinois.

Ca fait 4 ans, et Dharamshala est ma destination prévue dés le jour 1. Son nom signifigie littéralement école du Dharma, école de spiritualité. Ainsi la prochaine phase de ma vie, après une telle marche, sera une période sédentaire: apprendre à m'installer, à défier cet esprit nomade pendant un certain temps et rester sur place jusqu'à ce que mes connaissances de la langue, de la culture tibétaine et du Dharma soient suffisantes pour avoir une vue d'ensemble sur ce merveilleux chemin qu'ils appellent Mahayana.

Mahayana peut être traduit par le grand bateau. L'idée est de construire un navire assez large pour emmener tout être qui souhaite le bonheur au dela des océans de la souffrance. Et en fait, tous les êtres souhaitent le bonheur. Donc ça va être un gros bateau. Aussi gros que les cœurs des sages qui ont évoqué de si belles intentions. Moi ça me plait.

Cher monde que j'aime. Monde qui subit une sacrée période de changement.

Mon arrivée en Inde, un nouveau chapitre dans mon existence, a coïncidé avec l'arrivée du monde dans une nouvelle ère. Comment exprimer ma gratitude pour ces 4 ans, tous alignés de manière si divine? 14'000 km, 18 pays, et chaque pas semblait coordonné par les dieux, chaque croisement frontière, chaque hors-piste, chaque campement, chaque offrande et chaque rencontre humaine. Chaque moment de solitude pure, d'espace si vaste à mettre mon esprit à zéro et d'expérience dont je n'osais même pas rêver.

Puis-je vivre le reste de mon existence en appréciation. Mon chemin vers l'Himalaya Indien aboutit bientôt et je pourrai consacrer mon temps à servir, apprendre et soutenir les pratiques qui mènent à une meilleure vie et un monde en paix.

Waggah border, Pakistan-Inde. Février 2020

Namaste

Le croisement frontière était bouleversant. Je tombais en morceaux à l'idée d'être arrivé jusque là. La ligne dont je revais depuis 4 ans, qui d'ailleurs semblait toujours appartenir au domaine du rêve. L'Inde... même moi n'y croyais pas, mais le monde s'est aligné. On ne peut pas dire que j'ai fais grand chose: il l'a fait pour moi. Une ronde d'applaudissement pour le monde!

Pakistan

La Paix et l'Islam

Ça fait 5 mois, et ça fait une vie entière. Je suis chez moi. Chaque maison pakistanaise est ma maison, chaque homme mon frère, chaque enfant qui court les rues mon fils ou ma fille, mais aussi mon hôte. Car cette culture n'a pas d’âge pour l'hospitalité. Dans aucun autre pays me suis-je fait offrir à manger par un enfant de 10 ans.

Mais c'était aussi une aventure émouvante, un périple inoubliable dans les régions interdites où guettent les conflits religieux, zones contrôlées par l'armée et depuis longtemps fermées au tourisme. A mon grand étonnement, par respect pour ma marche de paix on m'a accordé l'ultime honneur de pouvoir parcourir ces régions escorté par des militaires à la vitesse de mes pas. Cette situation a duré 18 jours, à travers Chillas, Kohistan, et l’état entier du Khyber-Pakhtunkhua, qui était d'ailleurs d'une beauté irréelle.

18 jours d'escortes mais aussi 18 jours d'hospitalité sans fin: on me logeait dans les stations de police, on me nourrissait jour et nuit, on s'occupait de moi de toutes les manières imaginables. Cette tâche accomplie, ainsi que le reste de la traversée du Pakistan, me voici dans la ville de Lahore, juste à quelques pas de la frontière Indienne. L'Inde, la destination finale de cette marche de 4 ans.

Nord du Pakistan, Décembre 2019

Le Paradistan

Je n’en savais rien, du Nord du Pakistan. A vrai dire je n’en savais rien de la moindre partie du Pakistan. Et sans y mettre pied, la désinformation qu’on reçoit mène plutôt à des idées d’un pays conservateur rempli de Talibans, à cheval entre terrorisme afghan et menaces nucléaires avec l’Inde. Heureusement pour moi, je ne m’abonne pas à cette chaine et j’ai pu prendre mes premiers pas avec coeur ouvert, bras ouvert, prêt à plonger dans une nouvelle culture captivante.

Qu’ai-je reçu dans mes bras? Rien de moins que le paradis. Le paysage, les gens, la religion, la vibration dans l’air… de tous points de vus, pur paradis. Ça a commencé depuis la China au Khunjerab Pass – la frontière internationale la plus élevée au monde – pour ensuite descendre vers la Vallée de Hunza, un lieu connu pour ses Ismaelis qui prônent la paix, si respectueux… ils ne feraient pas mal à une fourmi! Tombé amoureux de Hunza, j’y ai resté 2 mois dans un seul village – aussi longtemps que me permettait mon visa. Hélas, l’horloge bureaucratique tourne sans relâche et je compte mes jours précieux dans ce magnifique lieu: combien de temps je peux rester, et combien de temps je dois prévoir pour compléter le reste de ma marche jusqu’en Inde. Me voici donc dans la ville de Gilgit, que je devrai aussi quitter assez bientôt.

Ca fait donc 3 mois, une centaine de villages, mille visages rayonnants, et encore plus de tasses de tchaï… et ça reste le paradis! Ayant campé un peu partout, gravit tout genres de montagnes, rencontré des gens de toutes classes sociales, ethnies, et groupes religieux, je confirme avec ferme conviction: les gens sont bons, et seulement bons! Masha’allah!