the beginning is the end

En quittant L’Âne Vert, Maroc. Avril 2014

Le Début est la Fin

De même, la fin est le début. D’être accompli revient à être au début, tout en sachant que la fin ne se trouve pas ailleurs – ni dans l’espace ni dans le temps.

J’ai migré pour l’Afrique, et j’ai migré jusqu’en Suisse. J’ai complété une petite boucle, un cycle de plus. En ce qui concerne mon retour, j’ai légué ma carapace cyclable à la communauté de l’Âne Vert au Maroc avant de prendre la route en tassant mes affaires sur un “nouveau” véhicule: un chariot construit à l’Africaine à partir de récup’ rouillée, de bois, de clous, et de vieilles roues asymétriques, le tout martelé ensemble de mes mains et ma sueur. J’ai fait mon chemin à pied, en stop, en bus, en train, et en bateau pour traverser le Maroc, l’Espagne, puis la France.

Alors me voici, au point de départ, sans vélo ni carapace, tout comme si ça n’avait même pas commencé. Et pourtant, j’ai quelque chose de plus, un regard un peu plus profond. Un meilleur regard sur la nature cyclique de la vie et du monde. La naissance et la mort suivent le même processus. Oui, tout ça peut parraître désespérant. Mais quand on comprend que la fin est synonyme au début, on a un aperçu de la nature cyclique, non-linéaire, de toutes choses. On commence à toucher au côté spirituelle du même monde, qui n’a rien d’insensé ni de désespérant. Au contraire, il est si beau, si riche, et si profond – bien au delà des mots que j’emploie, même au delà des pensées. Rappelons-nous qu’il ne s’agit pas d’un autre monde, lointain et inaccessible. Il est ici et maintenant, pour nous tous. Comme nous tous, je ne suis pas seulement mon corps. Je suis un cycle, et rien n’arrêtera ce cycle.

Merci de m’avoir écouté, et on verra bien où tout ça mène!

L’Âne Vert

Tafedna, Maroc. Décembre 2013
Walter at l'Ane Vert

L’Âne Vert

Je me suis fait kidnappé au paradis. Je vie une histoire magnifique à l’Ane Vert, un de ces rares lieux ou l’amour règne plutôt que l’argent. On s’éclate, on construit une maison, on dort les uns sur les autres, on se bat avec notre âne Walter, on s’intoxique, on va surfer, on se roule dans les dunes, on chie dans des sauts, on joue de la musique de malade, on cour à poile à la plage tôt le matin, on revete les murs, même parfois on jette des œufs.

On vie au jour le jour et ça déchire!

Meet the Mellah

Essaouira, Maroc. Décembre 2013
The Mellah, Essaouira

Je vous présente la Mellah

Voici la Mellah, le quartier juif d’Essaouira. Leurs plafonds leur tombent littéralement sur la tête, et aucune de ces maisons ne sont abandonnées. Juifs, musulmans, et berbères partagent ces ruines en harmonie depuis des siècles.

Là-bas je me suis fait un marrant ami Francais, Damien (à gauche), qui se dit artsite-peintre roi des Marginaux. Il appercu ma roulotte de loin et, accompagné son shaman d’Ashak, m’a dit d’une voix prononcée “sympa, ton machin!”. Me voici accompagné d’Ashak dans sa maison, à droite. Il s’agit même de toute sa maison, puisqu’elle ne fait que 4 mètres carrés. Pour finir, j’ai passé une semaine chez Damien, un milieu si pauvre matériellement et pourtant si riche intérieurement.

Interesting Conversation

Sud du Maroc, Décembre 2013

Intéressante Conversation

– Bonsoir, c’est la gendarmerie.
– Merde (à voix très basse). Bonsoir.
– Vous comptez passer la nuit ici?
– Euh… c’est-à-dire que… la nuit est tombé, et…
– On ne peux pas vous laisser passer la nuit ici. C’est un terrain où il y a des agressions (toujours la même excuse mais c’est des salades). Prenez votre vélo et allez plus loin.

(Je commence à préparer mes affaires pour partir)

– Vous êtes seul? Pas d’ami?
– Je n’ai que des amis, et vous en faites partie. Les agresseurs dont vous parlez en font aussi partie. C’est pour ça qu’il ne peut rien m’arriver.
(Un moment de réflexion de leur part)
– Au revoir, on vous souhaite une bonne nuit et la bienvenue au Maroc.

L’amour gagne toujours!

kitty business

Maroc central. Novembre 2013
Moroccan kittens

Que de chatons

Une longue histoire que je raccoucirait en quelques lignes: En gros, j’ai trouvé trois chaton mourant de faim au bord d’un plage quelconque. Je les ai nourrit, et pris dans ma remorque parce qu’ils n’allaient pas survivre longtemps là ou ils étaient. Ils avaient l’air confortables là dedans, mais en moins d’une heure de trajet, ils avaient souillé mon tapis dans tous les sens en parsemant ma maison de leur dernier repas à moitié digéré. Ayant appris ma leçon, je les ai laissé à un autre famille de chat que je pense prendront meilleur soins d’eux que moi.

The End!