Issyk-Kul

Lac Issyk-Kul, Kyrgyzstan. Janvier 2019

Issyk-Kul en Hiver

Me voici sédentaire à Bishkek, la capitale du Kyrgyzstan, pour une durée totale de 5 mois, avant d’entamer les cols Himalayens quand les conditions d’avril me le permettront. J’aime ma vie à Bishkek. Cette sédentarisation temporaire fait un bienvenu contraste avec la ferveur de ma marche à travers le Kazakhstan, et d’ailleurs, qui dit que sédentaire ne rime pas avec extraordinaire?

Extraordinaire serait le terme approprié pour décrire la retraite de nouvel ans organisée par ma mère et Phillip Guruji, envers lesquels je déborde de gratitude. Choisir le moment le plus froid de l’année pour plonger dans les conditions les plus glaciales – un lac à haute altitude presque gelé qu’on nomme Issyk Kul, entouré par les montagnes du Tian Shan, le début de l’Himalaya. En plus de notre yoga journalier du matin au soir, on traversait la neige pour se plonger dans le lac à des durées de plus en plus longues – 5 minutes, 7, 9, 11, 14, 17, 20. Dur à décrire les états dans lesquels ça nous met – psychédélique seraient le moindre qu’on puisse dire – et de magnifiques connexions se formaient entre nous, on chante, on danse, on grelotte ensemble, et on finit par trembler de manière incontrôlable dans un état mental un peu inquiétant mais qu’on apprend aussi à apprivoiser, et même apprécier.

Minuit de nouvel ans était passée submergés jusqu’au coup dans le lac, avec une bouteille de champagne (ne dites pas ça aux autres yogis), un cœur plein de joie et un ciel plein de lumière. Tout ça pour dire, je vous souhaite tous un merveilleux nouvel-ans. Que ce nouveau cycle commence les yeux ouverts, avec conscience, amour et appréciation, respiration, amour, compassion, tolérance, générosité et amour. Je vous aime tous!

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