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Nord-Ouest de l’Iran, Octobre 2017
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L’Iran

Entrer en Iran par ses propres moyens, c’est une drôle d’histoire. J’ai lutté pendant des jours à lentement gravir les arides montagnes de l’est de la Turquie, à me battre contre le vent, le froid, et un parasite d’estomac très fier de moi qui a décidé de m’accompagner tout au long de ma route. Après le col à 2200m, quand je suis enfin arrivé à la frontière, mon soupir de soulagement était suivi de Kalachnikovs pointés vers moi et de voix menaçantes. Oui, j’avais une heure de retard. La frontière fermait à 5h du soir. Les soldats me disent que si j’étais arrivé encore une heure plus tard, on m’aurait tiré dessus. Après d’interminables négociations avec l’armée en dessous d’une pleine lune absolument splendide, ils m’ont laissé camper à la frontière, au milieu de la route ou on discutait: il n’y avait pas d’autres endroits possible. On m’a même suggéré de ne pas quitter ma tente jusqu’au matin.

Tout cela a l’air bien négatif. Mais à vrai dire, cette pleine lune était vraiment splendide. Et d’ailleurs, le lendemain était simplement paradisiaque. L’officier qui m’a autorisé à camper là m’a salué, au lever du soleil, avec un immense sourire rayonnant. Il était si heureux de voir que j’étais en effet un campeur et non un terroriste. Et par intervention divine, la frontière était une coupure nette entre un monde désertique, froid, poussiéreux, et un calme paradis verdoyant. Je me serais attendu à un climat encore plus difficile en Iran, mais non, cette région-là était tout simplement succulente. Et les gens sont tout aussi amicaux, généreux, chaleureux, et souriants que nous laissent penser les nombreux récits des voyageurs, nommant l’Iran le pays de l’hospitalité.

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